Creusant le silence,
habitant la solitude,
loin des objets et du monde,
le moi perdu semblait dissout.
Au cœur du manque et de la faim
j’ai cru trouver l’Aimé,
je l’ai vu comme un objet sublime,
alors l’objet s’est fêlé
et m’a laissée désemparée,
toujours figée dans mon identité.
Au fil des jours,
étourdie, muette, paralysée,
je demeure simplement,
sans espoir, sans attente.
Rien à dire, rien à faire …
juste Être.

Les masques glissent puis tombent.
Renonçant enfin à renoncer,
n’étant rien je n’ai rien !
Sûre de mes incertitudes,
je ne sais rien
sinon le respir de la Vie
et la Présence en « moi »
d’un Eternel « Je Suis ».

Martine Quentric

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